Le Syllaboratoire

Poésie & versification : pour une nouvelle renaissance contre la tradition avant-gardiste

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Chanson (n°2) de Victor Hugo

La femelle ? elle est morte. Le mâle ? un chat l’emporte Et dévore ses os. Au doux nid qui frissonne Qui reviendra ? personne. Pauvres petits oiseaux ! Le pâtre absent par fraude ! Le chien mort ! le loup rôde, Et tend ses noirs panneaux. Au bercail qui frissonne Qui veillera ? personne. Pauvres petits agneaux ! L’homme au bagne ! la mère A l’hospice ! ô misère ! Le logis tremble aux vents...

L’homme qui plantait des arbres (Giono, Back, Noiret)

D’après la nouvelle du même titre de Jean Giono publiée en 1953, avec Philippe Noiret à la narration, l’illustrateur canadien Frédéric Back réalisa en 1987 ce magnifique film d’animation qui reçut plus de quarante prix à travers le monde. Une sensible invitation à réfléchir d’autres manières d’envisager l’accomplissement personnel et la participation au bien...

Saisons Solitaires

L’automne est roux, le printemps vert, L’été rubis, l’hiver ivoire ; Mais qu’importe dans mon désert La nuit est toujours aussi noire. La feuille pleut, le fruit est prêt, La sève bout, le tronc se glace ; Mais qu’importe dans ma forêt L’âme erre toujours aussi lasse. Gémit un geai, chante un clocher, L’autan s’est tu, le vent est...

De quoi la poésie est-elle la forme ?

La poésie est de nos jours aussi protéiforme que méconnaissable, et à force de la voir en tous et partout, il est à craindre qu’elle finisse par ne plus s’incarner nulle part. Chacun l’invoque selon l’image qu’il s’en fait, et tous la nomment sans plus regarder ce qu’elle est. Soumise au miroir des fantaisies individuelles superposées, elle ne se...

Épilogue de Paul Verlaine

Paul Verlaine jeune homme, Frédéric Bazille, Huile sur toile, 1867. I Le soleil, moins ardent, luit clair au ciel moins dense. Balancés par un vent automnal et berceur, Les rosiers du jardin s’inclinent en cadence. L’atmosphère ambiante a des baisers de sœur La Nature a quitté pour cette fois son trône De splendeur, d’ironie et de sérénité : Clémente, elle descend, par l’ampleur de l’air...

L’atonalisme. Et après ? (Jérôme Ducros)

Séminaire du 20 décembre 2012 par le pianiste et compositeur Jérôme Ducros au Collège de France, sur invitation de Karol Beffa qui occupait alors la Chaire de Création artistique. Une conférence tant magistrale que salutaire, dont le propos mit en état de dissonance cognitive le petit bocal de la musique contemporaine et les gros poissons qui y conceptualisent en rond.

Oyez ! Rimailleurs !

I À croire que cet art s’exerce à coups de dés Quand usurpent son nom des rimailleurs et des Prophètes du dimanche enorgueillis d’écrire Des vers qu’eux-mêmes, comble ! ils peinent à bien dire ! Agitent-ils leur crâne ainsi qu’un gobelet, Toujours avec l’espoir qu’au fond du cervelet Sorte un bon numéro du mou d’incohérence ?… Quand manque le...

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