
Ton épiderme antipathique,
Cactus épuisant le désert
Où se convoite le sang vert,
En est l’écrin prophylactique.
Ton cœur laiteux, sous les cagnards
Cruels, hérisse un cuir hostile
Où s’édentent la faim reptile
Comme les rictus charognards.
Et l’écorché que la soif ride,
Cible d’un soleil apatride
N’écaillant d’ombre que vautour,
Trouve en semblable solitaire,
Farouchement gorgé d’amour,
Remède à l’entour qui l’altère.